LE VIEIL ANATOLE (Alice Masson)

 

Sur la Place de l’Espigaou (Alain Seyfried), qui se situe dans un magnifique quartier de Marseille et au-delà (Flora Del Sol), vit une famille très spéciale : les Le Baron (Emmanuel Stathopulos). Leur maison se situe dans le quartier que tout le monde nomme  Le vieux pressoir (Alain Arnaud).  Mais quelle est donc cette particularité qui les rend aussi différents du reste des autres familles, me direz-vous ? Eh bien, je vais vous raconter une histoire vraie qui remonte à la nuit des temps…

En effet, lorsqu’on remonte dans La spirale du temps (Jean Luc Fontaine), ce quartier était encore un hameau. Le paysage était dominé par la verdure et les champs de bleuets, loin du béton et des voitures. La culture du bleuet était alors très prisée, car grâce à l’extraction du nectar contenu dans Les racines bleues (Frédéric Rocchia) de ces merveilleuses plantes, on en tirait un jus d’une grande qualité. D’ailleurs, l’extrait de ce bleuet se vendait très cher, et beaucoup de monde faisait le déplacement de très loin jusqu’au Vieux Pressoir Pour l’amour de l’or bleu (Violette Martel).

Ce nectar avait une qualité rare : sur certaines personnes, notamment Les enfants de la préhistoire (Dominique Barte), il vous offrait la vie éternelle. On a même raconté qu’une goutte de ce jus avait permis le miracle de faire Le voyage extraordinaire d’un joli papillon (Claire Fasce-Dalmas) à travers plusieurs continents ! Mais c’était il y a fort longtemps, à l’époque où la devise du Seigneur du Vieux Pressoir était : La chair est cendre, l’âme est flamme (Alice Masson), en hommage à l’éternité de nos âmes. Mais comme chaque chose a un prix dans la vie, ce don disparaissait dès qu’on commettait une action contraire à sa vraie nature et à ses principes. Par exemple, Solène, la lavandière venait de fêter ses trois cent quatre-vingt-douze ans, mais elle avait gardé son aspect de jeune fille de dix-huit ans, on disait d’elle qu’elle était  Belle même avec la varicelle (Karine Soler)…. Un jour, par caprice, elle se mit en tête de séduire Joachim, le mari de Bertille, sa meilleure amie. Elle s’était dit, après tout, Pas de chichis entre amies (Laure Enza), on peut partager pas vrai ? Dès que cette idée lui traversa la tête, le charme magique du nectar de bleuet perdit son effet. Toute la fatigue de son âge véritable s’abattit sur elle, mais elle était trop fière pour se plaindre, bien plus qu’un fardeau, Les secrets de Solène (Dominique Guenin) furent enterrés avec elle.

Puis, les années passèrent, après plusieurs récoltes catastrophiques, les bleuets devinrent de plus en plus rares. Le Seigneur du village n’avait pas pris la peine de constituer des stocks du précieux nectar. Il ne restait plus que quelques gouttes du nectar. Cette pénurie déclencha une véritable guerre au sein de la communauté. Les habitants perdirent un à un tous les bénéfices de la vie éternelle à cause de leurs conflits et de leur amour du pouvoir. Après avoir longuement réfléchi, le Seigneur du Vieux Pressoir identifia la seule famille qui n’avait jamais pris part aux batailles, loin de toute agressivité et cupidité. Il confia la toute dernière fiole du précieux nectar à Anatole Le Baron, qui devint le gardien sacré de cette potion magique, en faisant la promesse suivante : « Je promets d’être toujours fidèle à mes principes, et de conserver le nectar sacré, Tu as toujours été là (Laurel Geiss), et le seras toujours pour nous ».

Voilà en quoi cette famille est si différente des autres, et, si d’aventure, vous allez vous promener vers la vieille rue pavée du Vieux Pressoir, vous seriez très aimable de saluer Anatole de ma part !

QUAND REVE L’ENFANT (Dominique Guenin)

 

Elle s’était endormie dans les bras de sa mère, au bord de la rivière, bercée par le murmure de l’eau qui glissait entre les galets. Elle rêvait, la jolie Daba (Odette Ndiere Ngom), elle rêvait de cette histoire que Satine (François Morela), sa mère, lui avait raconté la veille. Elle était un peu comme lui, Icare (Christian Delaud), cet être légendaire épris de liberté qui voulait toucher le soleil, comme elle-même touchait le ciel de ses yeux émerveillés à tout instant.

Comment ne pas avoir Une pensée pour la Lune (Alain Seyfried) quand on a 12ans et que l’imaginaire est un flot continu d’un Authentique (Yaël Mimouni) bonheur d’enfant ?

Un sourire s’invita soudain sur ses lèvres alors qu’elle avait Les yeux fermés (Fanny le Rouhet). Revoyait-elle ce phénomène extraordinaire auquel elle avait assisté aujourd’hui, pour la toute première fois de sa jeune vie : une Éclipse (Julie Bonniaud), qui avait enchanté son ciel adoré. Elle s’était empressée d’aller écrire dans son journal intime et raconter ce miracle de la nature. Mais, cela avait provoqué quelque chose de nouveau en elle, l’envie d’inventer des histoires… Alors, sur une nouvelle page toute blanche, elle en avait écrit le titre : « La métamorphose du solstice (Flora Del Sol) »… Et comme toutes les histoires, elle l’avait commencée ainsi : « Il était une fois, un jeune garçon nommé « Edward Sakedos, l’apprenti nécromant (Anthony Lamacchia) »…

Au bord de la rivière, l’atmosphère printanière était douce, les chants d’oiseaux entouraient Daba et Satine d’une sérénité bienveillante. Le rythme de leur respiration à l’unisson, c’était comme un Corps à cœur (Karine Bhouri) uni dans l’amour infini, une peinture délicate qui aurait inspiré les peintres les plus renommés de l’Histoire…

Le temps semblait s’être arrêté, pourtant les minutes défilaient et il fallait quitter cet endroit féérique pour rentrer à la maison. Satine caressa la joue de son enfant avec tendresse. L’éveil (Coline Dumas) fut facile et le regard doré de la fillette se posa sur le visage attendri de sa mère…

Main dans la main, elles profitèrent encore un peu de la tiédeur agréable de la journée en marchant lentement, inspirant les senteurs exquises du printemps… « comme L’avenir ne nous appartient pas (Claire Fasce-Dalmas), chaque instant de bonheur pur est un don du ciel »… Voilà ce que Satine disait souvent à sa petite Daba et cette promenade était un pur bonheur pour toutes les deux, simple, entier, loin des écrans chronophages et destructeurs de rêves… Et comme maman parlait du ciel, c’était encore mieux ! Et la petite fille avait hâte de retrouver son journal intime pour lui raconter sa journée. Elle allait continuer son histoire aussi…

Trottinant sur le sentier, s’amusant à respirer les fleurs toutes neuves et à s’émerveiller des étonnantes libellules, la petite fille riait aux éclats, profitant de chaque instant de Nature qui lui allait si bien au teint et au cœur…

Et même si la vie n’est pas toujours facile, Daba le sait car elle est intelligente et curieuse de tout, elle sait aussi qu’Au bout du chemin commence le rêve (Monique Sondaz)… Il lui faut simplement trouver son propre chemin. Mais elle a tout le temps pour cela.

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